Ce dimanche 11 octobre, AVEC organisait, dans le cadre de Vivant.e ! un nouveau ciné-débat autour du film « La terre de mon grand-père » de Martin Esposito.
Ce film a ému le public présent (que l’on aurait aimé plus nombreux). Martin y dresse un portrait attendri de son grand-père qui lui a transmis des terres mais plus encore un amour de la vie dans ce qu’elle a de plus simple, un lien très fort avec la nature et un grand désir de continuer à la faire vivre en plantant des arbres.
Le film décrit en détail la manière dont Martin, sous sa houlette, s’est acquitté de cette mission et a réussi à capter l’eau nécessaire à ses plantations. Martin montre aussi, avec beaucoup de délicatesse comment son grand-père, après un deuil, renait à l’amour rappelant que la vie peut continuer à circuler à tout âge par-delà les épreuves.
Martin a ensuite répondu aux questions du public avec beaucoup de sincérité, d’humour et de poésie. Le film comme son propos fut une invitation à ralentir, à prêter attention aux petits riens que nous offre la vie, à nous émerveiller devant ce que nous offre la nature et à privilégier les rencontres humaines « vraies » infiniment plus riches que les rencontres virtuelles et enfin, à « faire AVEC » mot très important pour lui… et pour nous.
Retour en images sur la Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale
A l’appel d’une vingtaine d’associations, collectifs et syndicats, nous étions près de 300 à Cavaillon à marcher pour le Climat, le Vivant, la Paix et la Justice Sociale ! Un moment de joie militante, plein d’espoir et de détermination.
La lutte continue : la prochaine Assemblée Citoyenne du 15 octobre préparera la mobilisation nationale du 14/15 novembre.
Le cortège est parti de la Place des Fêtes de Dr Ayme, à Cavaillon. Nous avons fait une halte devant la mairie pour lire l’appel du collectif avant de finir par une Assemblée Citoyenne articulée autour de trois axes : Agir, S’allier et Proposer. La prochaine Assemblée Citoyenne aura lieu le jeudi 15 octobre à Cheval-Blanc, avec pour ordre du jour la préparation du prochain week-end de mobilisation : les 14 et 15 novembre.
APPEL DU 26 SEPTEMBRE 2026
Par le collectif réuni pour la marche à Cavaillon
Lettre ouverte aux élu.e.s du territoire
Mesdames, Messieurs les élu.e.s, Messieurs les Présidents des Communautés de communes Luberon Monts de Vaucluse et Pays de Sorgues Monts de Vaucluse,
Nous, citoyennes et citoyens du pourtour du Luberon, nous nous sentons fortement concerné.e.s par les enjeux environnementaux, sociaux et géopolitiques actuels. Nous nous sentons également pleinement concerné.e.s par l’absence de prise en compte par les politiques publiques de ces préoccupations essentielles, vitales même.
Nous vous interpellons aujourd’hui avec une conviction simple : nous ne pouvons plus nous contenter de constater. Il est temps d’agir, et d’agir à la hauteur des urgences auxquelles nous sommes confrontés.
Nous souhaitons prévenir la catastrophe qui s’annonce et qui est déjà visible dans tous ces domaines : les canicules à répétition et les incendies de cet été, la disparition des terres agricoles à un rythme alarmant (500 hectares chaque année dans notre département du Vaucluse), la guerre qui se répand partout au mépris des vies civiles et des réels besoins des peuples. La misère qui progresse rapidement en France et qui frappe notre région, en particulier par un taux de chômage important (8,6% à Cavaillon) et la radiation en parallèle de bénéficiaires du RSA.
Nous refusons de nous habituer à cette situation.
Beaucoup d’entre nous ont déjà pris leur part de responsabilité : nous avons changé nos habitudes alimentaires, réduit nos déplacements en voiture, trié nos déchets, économisé l’eau et l’énergie. Et parmi nous, nombreux sont celles et ceux qui ont rejoint des associations citoyennes locales engagées sur ces enjeux. Mais nous savons aussi que les efforts individuels ne peuvent pas compenser l’insuffisance des décisions collectives. Face à des problèmes systémiques, il faut des réponses systémiques.
Nous pensons que les actions des responsables politiques doivent se mettre à l’échelle, sur le plan mondial, national, mais aussi au niveau local. Nous vous demandons donc de prendre VOS responsabilités et de faire de ces enjeux une PRIORITE REELLE de l’action publique locale.
Nous, citoyennes et citoyens, associations et collectifs engagés, refusons de faire à la place de responsables politiques à qui revient l’action collective et publique.
Nous attendons de vous notamment :
• L’arrêt de la bétonisation et la sanctuarisation durable des terres et des friches agricoles dans notre département,
• Le respect strict de l’objectif de zéro artificialisation nette (loi ZAN) et une véritable politique de sobriété foncière,
• Le soutien à la création et au développement d’entreprises de l’économie sociale et solidaire, notamment dans les secteurs permettant de relocaliser l’économie, l’alimentation et l’agriculture,
• Une politique urbaine ambitieuse, avec la rénovation des cités les plus vétustes, une aide à la rénovation thermique des logements et la végétalisation des villes afin d’y créer des ilots de fraicheur
• Un plan de rénovation énergétique de nos écoles afin que nos enfants puissent étudier dans de bonnes conditions,
• Des cantines scolaires bios approvisionnées en produits locaux,
• Une gestion publique de l’eau pour permettre d’entretenir le réseau et de mettre fin aux fuites importantes et au gaspillage de cette précieuse ressource,
• Un développement massif des pistes cyclables de proximité et des transports en commun, offrant à chacun une véritable alternative à la voiture individuelle
• La création d’une ceinture verte, arborée et maraîchère autour de Cavaillon,
• La sanctuarisation des ripisylves du Coulon et la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature pour la protection contre les inondations,
• Le soutien à toute initiative de solidarité avec les populations victimes du réchauffement climatique ou des guerres
Face à l’urgence climatique, écologique et sociale, et à l’absence de réaction au niveau gouvernemental, tous les acteurs du territoire, quels que soient leurs orientations politiques, sont appelés à se mettre au travail, à annuler ou à retarder les projets coûteux qui mettent en valeur la vitrine, pour se consacrer aux projets qui répondent aux VRAIS défis d’aujourd’hui et de demain. A savoir, préparer un territoire vivable, solidaire et résilient pour les générations présentes et futures.
Cette marche pour le climat n’est pas seulement une manifestation. C’est un appel citoyen à l’action. Nous attendons désormais des actes.
Ensemble pour le climat, pour le vivant, pour la paix et pour la justice sociale !
Retour sur notre ramassage de déchets du samedi 19 septembre à Cavaillon dans le cadre du World Cleanup Day
Alors, que dire… Nous sommes à la fois ravi·es de la mobilisation (une vingtaine de bénévoles de tous âges, mille mercis !) et désespéré·es par la quantité de déchets ramassés :
– une dizaine de bouteilles de 1L de mégots soit près de 9000 mégots Des cendriers en ville sont absolument nécessaires…
– 3 sacs de bouteilles en verre
– au moins 6 sacs d’ordures ménagères et emballages
– des tapis et des cartons
Tout cela juste devant l’ancien office de tourisme où la place a été embellie et végétalisée. Malheureusement, certains voient dans les copeaux de paillage au pied des végétaux un moyen de dissimuler leurs ordures… Il y a encore un énorme travail de sensibilisation à mener !
Et comme quelques images vallent mieux que mille mots, voici quelques photos de cette action mi-satisfaisante, mi-désespérante.
Un documentaire alliant sciences et aventure suivi d’un échange riche et enthousiasmant
Dimanche 13 septembre, au cinéma Le Paradiso à Cavaillon, nous étions 70 à assister à la projection du documentaire Deep Climate, de Christian Clot et Mélusine Mallender.
Nous avons été plongé·es dans une aventure incroyable : le film relate trois expéditions exceptionnelles pour comprendre nos capacités d’adaptation face aux nouveaux climats, actuels et futurs. Nous avons suivi le vécu et le ressenti de 20 femmes et hommes novices confronté·es à trois types de climats extrêmes, 3 fois 40 jours : forêt équatoriale humide, désert aride et milieu polaire. Durant ces expéditions, les climatonautes ont relevé un nombre impressionnant de données encore à l’étude pour comprendre les impacts de ces climats sur les humains et nos capacités d’adaptation. Une formidable aventure humaine et scientifique nécessaire pour mieux appréhender les grands défis de notre siècle. Nous étions nombreuses et nombreux à être restés sur notre faim : nous aurions aimé que le film dure davantage !
Fort heureusement, la discussion qui a suivi la projection nous a permis de prolonger la découverte. Un débat particulièrement riche et intéressant avec Christian Clot, explorateur et réalisateur passionné et passionnant.
Nous retenons des échanges que la survie dans des milieux extrêmes repose avant tout sur notre capacité à coopérer : la capacité de vouloir réussir ensemble. Or, au-delà de 32 degrés, on observe une diminution des capacités cognitives, en premier lieu de la mémoire et des compétences sociales. D’où l’importance cruciale de réfléchir dès maintenant et de coopérer pour mettre en place des adaptations durant les mois de répit…
Une autre clé de l’adaptation est l‘émerveillement : l’étincelle permettant de sortir de l’apathie dans laquelle les crises que nous traversons peuvent nous plonger. Cultiver l’émerveillement, l’apprendre dès l’enfance, s’y entrainer pour pouvoir sortir des ruminations et passer à l’action.
Alors… coopérons et émerveillons-nous ! Un bien beau programme, n’est-ce pas ?
Pour en savoir plus :
Les ouvrages de Christian Clot : Au coeur des extrêmes, Les Clefs de l’adaptation humaine pour construire un futur possible
Bilan à mi-parcours des actions 2026 du cercle déchets
déjà deux ramassages de déchets réalisés dont la participation au Mégothon le samedi 30 mai
une collecte de déchets électroniques dans le cadre du Digital Clean Up Day en partenariat avec Bureau Vallée, le Bistro O’Meryl, « Save », Emerix Informatique et SDM.
des actions de sensibiliation : participation au salon du « faire soi-même » avec un atelier de recycl’art, tenue d’un stand au Passage des Arts, pochoirs « Ici commence la mer »
de nombreux articles de journaux mettant en lumière la nécessité de ces actions
Prochain rendez-vous ce samedi 19 septembre de 14h à 16h pour un grand nettoyage de rentrée au départ de la Place du Clos ! Un goûter sera offert aux courageux et courageuses déterminé·es à oeuvrer pour une planète sans déchet.
Une nouvelle saison démarre, avec des cercles motivé·es pour faire bouger les lignes.
Dimanche 13 septembre : ciné-débat autour du film DEEP CLIMATE
Nous venons de vivre l’un des étés les plus chauds que nous ayons connu… mais peut-être l’un des plus frais du reste de notre existence ! Alors on parle beaucoup d’adaptation au changement climatique mais l’adaptation a-t-elle des limites ?
Nous en discuterons lors du ciné-débat autour du film Deep Climate en présence de Christian Clot, explorateur et réalisateur. Ce documentaire nous emmène dans une formidable aventure scientifique et humaine : 10 femmes et 10 hommes traversent, en 4 mois, 3 milieux climatiques extrêmes (très chauds, très humides et très froids). Le but : comprendre l’impact de ces climats sur nos organismes et nos capacités collectives d’adaptation.
Samedi 19 septembre : World Clean Up Day
Un rendez-vous désormais incontournable du cercle Déchets : la journée mondiale du nettoyage de notre planète. Unissons nos énergies pour un grand ramassage de déchets ! De 14h à 16h, rendez-vous devant la poste de Cavaillon.
Samedi 26 septembre : Marche pour le climat, le Vivant, la paix et la justice sociale
AVEC répond à l’appel du 26 septembre et co-organise une grande Marche sur Cavaillon. Soyons nombreux pour réclamer des politiques à la hauteur des enjeux !
Rendez-vous à 10h, place des fêtes du Dr Ayme pour une déambulation jusqu’à la place du Clos. Détails à venir dans un article dédié.
Nouvelle édition pour le Mégothon, qui est maintenant un rendez-vous annuel de l’association. Cette année, il a eu lieu le samedi 30 mai au départ du Passage des Arts où le cercle déchets tenait un stand. Une matinée ponctuée de jolis échanges, avec une dizaine de participants fiers d’avoir fait ce geste, et des passants reconnaissants et encourageants.
Nous avons récoltés environ 6 bouteilles de 1L soit 3500 megots de 10h à 12h, sous un soleil déjà écrasant !
Merci aux participants, à Grand Angle pour le stand, et aux pompiers qui nous ont aidés a sensibiliser les gens.
Merci à Alcome et la Région Sud pour l’envoi de kits de ramassages : cendriers de poche, sacs, gilets, bâches, gants, et, nouveauté de l’année, pochoir pour les plaques d’égouts.
Nous allons continuer la lutte, en poursuivant la distribution de cendriers de poches aux fumeurs et dans les bars. Si vous êtes tentés par l’aventure, faites-nous signe !
Un documentaire porteur d’espoir, de solutions et racontant une bien belle histoire.
Le dimanche 8 mars au cinéma Paradiso à 18h aura lieu le 2ème ciné-débat 2026 autour du documentaire Transmettre, un film de Jérôme Zindy, vélo-reporter, qui relate la transmission réussie d’une ferme grâce à Terre de liens.
Une bien belle histoire : Au cœur d’une vallée vosgienne d’Alsace, la ferme du Runtzenbach incarne un modèle d’agriculture paysanne, biologique et citoyenne. Ce refuge face au monde consumériste est l’œuvre de Monique et Francis Schirck. Mais Francis a 67 ans : l’heure de la retraite a sonné.Il faut donc “transmettre” pour éviter que la ferme et ses valeurs ne disparaissent.Leur fille unique ne sera pas agricultrice. Alors, à qui “transmettre” ? Comment s’assurer que le combat d’une vie perdure ? Une histoire singulière et universelle à la fois. Un moment crucial où se construisent les systèmes agricoles de demain, et avec eux, notre vision du monde.
Un documentaire porteur d’espoirs et de solutions 1 agriculteur sur 2 partira à la retraite dans les 10 ans qui viennent. 200 fermes disparaissent chaque semaine. Des jeunes veulent s’installer mais ce n’est pas simple. Ici, avec le soutien de Terre de Liens, se réalise une belle transmission.
Des intervenants totalement concernés par le sujet:
Axel Galametz qui s’est installé il y a peu de temps en agriculture maraîchère et fruitière bio avec l’appui de Terre de Liens.
Hortense Hallereau de Terre de Liens Vaucluse
Et bien sûr comme d’habitude, nous terminerons la discussion autour d’un apéro partagé.
Le dimanche 18 janvier au cinéma le Paradiso nous étions 70 à assister à la projection du documentaire passionnant de Thomas Julienne : Coexistencia, sur les traces des Pumas. Nous avons pu suivre le réalisateur, muni de sa caméra et d’un drone, filmant son épopée à vélo, du nord au sud de l’Argentine, endurant par moments des tempêtes ou luttant contre de violents vents de face. Mais l’aventure n’était pas que sportive, il s’agissait aussi pour ce jeune biologiste de comprendre comment pouvaient cohabiter les élevages et le puma. On le suit au gré de ses rencontres avec des éleveurs ou des scientifiques. Au bout de cette aventure, nous arrivons émerveillés dans les splendides paysages de Patagonie et nous apercevons enfin le puma à la puissante démarche féline. Il nous livre la conclusion de cette quête : oui, il est possible que cohabitent éleveurs et grands prédateurs, mais cela passe par une meilleure connaissance des besoins des éleveurs par ceux qui défendent les grands prédateurs et réciproquement par la découverte par les éleveurs du rôle joué par les grands prédateurs dans les écosystèmes.
Dans le débat qui a suivi, Tanguy Mercier de l’association Férus, nous a donné une illustration de ce qui se passe en France sur ce thème. Tanguy nous a expliqué que Férus, association qui veille à la protection des grands prédateurs en France (loups, ours, lynx) soutenait les éleveurs dans la mise en place de différentes méthodes de protections des troupeaux contre ces prédateurs. Mais Férus en même temps les informe (et informe toute la population) des bienfaits apportés par ces prédateurs à notre environnement.
Un ciné-débat passionnant qui montre une fois de plus que la connaissance scientifique et le dialogue sont plus efficaces que la brutalité.
Dimanche 14 décembre au cinéma La Cigale se tenait le dernier ciné-débat organisé par Avec pour l’année 2025. Il fut particulièrement réussi et pour bien des raisons.
D’abord par la présence d’un public particulièrement nombreux : 193 entrées payantes, chiffre que nous n’avions jamais atteint. D’un public chaleureux applaudissant Éric qui gère le cinéma venu expliquer son choix de programmer avec nous ce film.
Et puis bien sûr en raison de la qualité du film de Vincent Munier. Le chant des forêts. Ce film, aux images d’une grande beauté, présentait, au cœur de la forêt des Vosges, souvent embrumés, les images tour à tour furtives des animaux entr’aperçus puis parfois très proches, voire en gros plan, de ces chouettes, lynx, cerfs ou troglodytes, captés par la caméra. De quoi provoquer notre émerveillement. Mais nous étions aussi de l’autre côté de la caméra pour comprendre ce qui motivait Vincent Munier dans cette quête des beautés du vivant : un amour de cette vie palpitante et sauvage, qu’il a reçu de son père, présent tout au long du film, amour que les deux générations transmettent à leur fils et petit- fils Simon, qui les accompagne dans leurs affûts, de jour comme de nuit, et s’émerveille avec eux. Il les accompagne aussi jusqu’en Norvège pour retrouver le Grand Tetras, hélas récemment disparu des Vosges.
Réussi enfin parce que l’entretien qui a suivi le film, avec le photographe animalier Lenny Vidal a vivement intéressé le public. Grâce à un questionnement soigneusement préparé par Nataly et Anne-Marie, Lenny nous a aidé à mieux percevoir tout le talent de Vincent Munier. Il nous a relaté ses affûts patients dans les forêts du Ventoux à la recherche de la bonne lumière pour capter un saut de chamois. Il nous a donné envie de mieux connaitre ce Ventoux aux milles contrastes liés à la diversité d’exposition de ses versants et à l’étagement de ses milieux. Une invitation à sortir des « routes battues » par tant de touristes, à s’engager dans les chemins et à guetter la présence des mouflons ou les traces du loup.
Enfin, un ciné-débat réussi parce que beaucoup sont venus partager l’apéro qui a suivi dans la belle salle du sous-sol de la Cigale, ont pu y poursuivre la discussion et au passage découvrir aussi un peu mieux notre association.