Soyons « Irréductibles » !

Un Ciné-débat stimulant le dimanche 2 octobre organisé par AVEC et Au Maquis.

Un public nombreux (la salle était quasiment pleine), a assisté au documentaire Irreductibles d’Olivier Dubuquoy au cinéma Paradiso.

Ce film très tonique relate des luttes réussies menées par des hommes et des femmes qui se sont opposé.e.s à des projets écocides décidés sans leur consentement et qui détruisaient leur cadre de vie. Du Morvan à la Bretagne, de la Corse à la Normandie ou au Larzac, des témoignages très forts montraient combien les combats menés collectivement ont demandé audace et imagination et ont offert moments forts de solidarité. Il a aussi été question de la lutte menée de manière non violente pour s’opposer au sommet du pétrole off shore à Pau.

Dans ce documentaire, Olivier Dubuquoy, très engagé lui-même dans la protection en particulier des océans, s’est aussi appuyé sur le témoignage émouvant d’Edgar Morin expliquant pourquoi il était entré en résistance, et sur celui de José Bové faisant le lien entre les moyens utilisés dans les luttes menées et la société que l’on veut construire.

Olivier, Caroline, Catherine, Solinne, Paul et Eric

Un débat très riche a suivi ce film. Olivier, le réalisateur, nous a expliqué qu’à travers ce documentaire, il souhaitait que les jeunes générations se souviennent de luttes menées et réussies dans le passé et puissent y puiser la détermination pour s’opposer aux projets écocides qui poursuivent aujourd’hui la destruction du vivant. Il a présenté son propre engagement dans ce combat. Ensuite, Eric, venus de Fournès dans le Gard, nous raconté comment le collectif Adere avait réussi à s’opposer à l’implantation d’Amazon tout près du Pont du Gard. Catherine a expliqué quant à elle comment les habitants de Velleron, organisés en collectif avec l’appui de la municipalité, s’opposaient à la construction d’un lotissement privé démesuré à la Grande Bastide, un site de grande valeur écologique. Enfin Solinne a présenté, au nom de Sauvons Nos terres 84, la situation de la Zac des Hauts banquets à Cavaillon. Même si les terrassements sont en cours et qu’un permis de construire a déjà été accordé à une entreprise de logistique (Raja) pour un entrepôt de 40 000m2, des recours juridiques ont été déposés, rien n’est encore perdu et il faut amplifier et élargir la lutte. Comme l’a très justement dit Solinne, tant que le projet n’est pas plus avancé, nous pourrons encore y semer des graines. Le collectif s’y emploie et va faire des propositions en sens. Enfin, ce ciné-débat étant coorganisé avec Au Maquis dans le cadre du festival de l’alimentation VIVANTE en Durance Luberon (67 évènements au programme du 15 octobre au 30 octobre), la parole a été donnée à Caroline qui nous a présenté deux actions majeures d’Au Maquis, la Commune ferme et la Sécurité Sociale de l’Alimentation.

Cette soirée s’est terminée par un apéritif convivial offert par AVEC et Biocoop, moment très riche d’échanges informels, prolongés pour certains tard dans la nuit par des discussions avec Olivier.

En bref, une soirée qui a fait du bien et a redonné de l’énergie, des idées et de nouvelles relations militantes à beaucoup.

Corneille aimait-il le vélo?

Samedi 1er octobre, 10h, nous partîmes peu nombreux ;

Mais par un prompt renfort,

Nous nous vîmes bien plus en arrivant Place du Clos !

Vous aussi, rejoignez la Vélorution !

Pour que la petite reine obtienne enfin une place de choix au milieu de cette circulation bruyante, polluante, payante et mal-odorante… !

À partir du mois prochain, nous passons à l’heure d’hiver et décalons l’heure du départ à 11h.

À vos feuilles mortes et autres décorations d’automne, un an après sa mensualisation, la Vélorution de novembre sera une Vélorution d’automne 2ème édition !

Ciné-débat : Irréductibles

Dimanche 2 octobre à 18h30 au cinéma Paradiso, à Cavaillon

En avant-première et en présence du réalisateur Olivier Dubuquoy

Irréductibles, c’est l’histoire de luttes écologistes victorieuses aux quatre coins de la France, qui soulève des questionnements sur l’engagement et l’action collective. Questionnements que nous pourrons partager à l’issue de la projection avec le réalisateur et des acteurs engagés sur notre territoire.

Partout en France, des femmes et des hommes s’engagent avec courage pour une certaine idée du territoire, de l’avenir et de la vie. Alors que rien ne les destinait à la lutte, ils et elles sont passés de l’indignation à l’action et ont gagné des batailles écologiques qui semblaient perdues d’avance.
Blocage de centrale nucléaire, sabotage pour mettre fin à des pollutions en mer, ZAD pour protéger la forêt…
Le film, introduit par Edgar Morin, dessine les portraits émouvants d’une résistance citoyenne qui porte ses fruits.

La Vélorution : pourquoi ? Comment ?

« Libérez les cyclistes, enfermés dans les voitures ! »

La Vélorution est un mouvement international qui cherche à encourager la population à se libérer de l’emprise des transports polluants dans les déplacements quotidiens.

Toutes les Vélorutions ont en commun de promouvoir l’utilisation du vélo comme un moyen de déplacement, de dénoncer les politiques gouvernementales, régionales et municipales en faveur de l’auto-moto, de reprendre la rue à vélo, avec en particulier une manifestation, la plupart du temps mensuelle, et tout autre type d’action en faveur du vélo.

Pourquoi enfourcher sa bicyclette ?

La Vélorution, c’est viser la pratique du vélo comme moyen de déplacement pour une ville plus conviviale, une meilleure santé, un air plus sain, des économies, un climat stabilisé… La liste est longue !

Le vélo, c’est moins mais mieux : un essentiel de la sobriété heureuse !

« Bientôt plus de pétrole, préparez vos guiboles ! »

Sur une planète qui a, forcément, des limites, il est impossible que les ressources soient infinies. Le pic pétrolier est déjà passé, et la solution de la voiture électrique ne peut pas être envisagée comme une simple substitution, les ressources minières et énergétiques nécessaires n’étant pas, elles non plus, illimitées. La plupart des déplacements réalisés en voiture sont courts (moins de 5km), et pourraient, si les infrastructures le permettaient, être, pour la plupart, faits à vélo.

Les émissions de gaz à effet de serre d’un cycliste sont… nulles ! Même en prenant en compte l’impact de la fabrication du vélo, la comparaison est sans appel. Cet outil permet de calculer l’émission carbone de vos trajets : calcul-emissions-carbone. Pour rappel, le secteur des transports est le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en France et le dernier rapport du GIEC, ainsi que les canicules et sécheresses à répétition, sont sans appel : il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions si nous voulons limiter le dérèglement climatique et ses conséquences dramatiques.

Par ailleurs, selon Santé publique France, dans notre pays la pollution de l’air par les particules fines serait en moyenne responsable d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus. Chaque année, près de 40 000 décès peuvent lui être attribués.

Et pour finir, les coûts économiques de la pollution atmosphérique sur la santé étaient estimés en 2010 à environ 1 700 milliards de dollars dans les pays de l’OCDE, et rien qu’en France, les coûts directs et indirects, à 100 milliards d’euros par an. L’argument économique en faveur de la voiture ne tient pas.

« Une seule solution, c’est la Vélorution ! »

Et la Vélorution, à Cavaillon ?

Chaque premier samedi du mois, nous défilons joyeusement et en musique dans les rues de Cavaillon. Novice ou confirmé, tout le monde est bienvenu ! Pour vérifier l’horaire de départ, nous vous invitons à consulter la page facebook de l’association, sur laquelle est systématiquement publié un rappel.

Le cercle vélo se réuni régulièrement pour réfléchir à des solutions concrètes et les proposer à la commune. Si vous souhaitez vous joindre à ce groupe, adressez-nous un mail : contact@avececologiecavaillon.fr

Tous à vélo !

Pour aller plus loin : le site de BonPote détaille tous les arguments ci-dessus et bien d’autres. Lisez ces quelques articles, et vous serez incollables sur le sujet !

Atelier couture zéro déchets : des sacs à pain pour nos boulangeries !

Un premier pas pour mettre en application les 5R : avoir son propre sac à pain !

Nous produisons chaque jour une quantité faramineuse de déchets. 1,2 kilogramme, c’est le volume moyen de déchets produit par personne et par jour en Europe. Rapporté aux 27 pays membres, cela représente 224,5 millions de tonnes d’ordures ménagères produites en un an. La planète croule sous les détritus de toutes sortes… Sans oublier les ressources, matière première et énergie, nécessaires pour fabriquer ces objets qui finiront, après une courte vie, oubliés au fond d’une poubelle. Triste sort.

Mais, bonne nouvelle ! Des solutions existent, et elles sont nombreuses !

Viser le zéro déchet semble inatteignable et peut décourager. Mais la réduction des déchets peut au contraire s’avérer un défi amusant, et de fil en aiguille (héhé, vous l’avez le jeu de mot ? 😉 ), pas à pas, un petit geste après l’autre, nous pouvons facilement diminuer le volume de nos sacs poubelle. Une fois pris par la dynamique, on ne s’arrête plus ! C’est à la fois motivant et valorisant, quel bonheur de voir concrètement le fruit de nos efforts !

Pour vous lancer, nous vous proposons de participer à un atelier fort sympathique : la création par nos petites mains de sacs à pain qui seront proposés en dépôt-vente à prix libre chez nos boulangers partenaires. Cela parait un tout petit geste, mais ouvrez bien les yeux (ça pique) : chaque seconde, 320 baguettes de pain sont consommées en France, ce qui représente 10 milliards par an selon la marque boulanger de France. Une étude de dijon-ecolo.fr à permis d’évaluer le poids de l’emballage fournit pour une baguette en boulangerie. L’emballage représente environ 3g par baguette, ce qui correspond à 30 000 tonnes de déchet par an juste pour l’emballage de notre si chère baguette ! Il y a donc un vrai impact à adopter une démarche zéro déchet lors de nos achat en boulangerie. Vous voilà convaincu.e ?

Dimanche 2 octobre, à partir de 10h et jusqu’à 17h, salle Bouscarle à Cavaillon, que vous soyez couturier.e. expérimenté.e ou novice, vous pouvez venir, pour un petit moment ou toute la journée, participer à la confection de ces sacs en tissu de récupération. Ce sera simple, dans la joie et la bonne humeur, une occasion d’échanger, d’apprendre, de se rencontrer…

Pour vous inscrire, il suffit de nous envoyer un petit mot ici contact@avececologiecavaillon.fr en mettant en objet « sacs à pain ». Chaque participant.e repartira avec son propre sac à pain 🙂

World Clean Up Day : nettoyons la planète… A vélo !

Les cercles vélo et déchets unissent leurs forces pour le World Clean Up Day et la semaine européenne de la mobilité !

Samedi 17 septembre, nous vous donnons rendez-vous à 10 heures à Cavaillon, pour participer au grand nettoyage mondial de notre planète. La semaine de la mobilité ayant pour thème l’intermodalité, notre itinéraire nous mènera du parking relais du Grenouillet au pôle d’échanges multimodal de la gare de Cavaillon. Nous serons équipés de remorques-vélo (si vous en avez une, n’hésitez pas à venir avec !), nous fournirons des sacs poubelles et des sacs de recyclage ainsi que des pinces prêtées par la communauté de communes Luberon Mont de Vaucluse.

L’objectif du World Clean Up Day est de fédérer toutes les énergies autour d’un projet universel, pour ainsi générer une prise de conscience globale sur ce casse-tête que sont les déchets sauvages. En 2021, ce n’est pas moins de 191 pays qui se sont activés avec 8,5 millions de personnes !

La Semaine européenne de la Mobilité ambitionne d’inciter les citoyens et les collectivités dans de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus durables. Pour sa 21éme édition, la campagne met à l’honneur l’intermodalité.

Vous êtes, sans le savoir, la source même du changement de comportement !
Vous pouvez ainsi montrer l’exemple et inspirer autour de vous en prenant vos gants et votre sac, et en enfourchant votre vélo pour les déplacements courts.
Et ne pensez pas ramasser uniquement les déchets des autres : un déchet que vous auriez pu mettre dans votre poubelle peut vite se retrouver dans votre sac quelques kilomètres plus loin !

Rejoignez le mouvement !

La Vélorution du melon !

Le 2 juillet dernier, c’était la Vélorution du melon à Cavaillon!

En pleine fête du melon, les vélorutionnaires ont dû déplacer leur point de rencontre afin de pouvoir honorer ce rendez-vous mensuel désormais incontournable. Une fois n’est pas coutume, notre itinéraire nous a conduit au travers de plusieurs quartiers résidentiels. En passant devant la gare, nous avons pu apercevoir le nouveau parking à vélos répondant ainsi à l’obligation des gares de s’équiper de stationnements sécurisés pour vélo d’ici 2024, une mesure inscrite dans la loi d’orientation des mobilités depuis 2019.

Au mois d’août, la Vélorution fera une pause. On se retrouve donc pour une vélorution de rentrée le samedi 3 septembre, jour du forum des associations où nous avons prévu de pousser la chansonnette, entrainez-vous  !

Le défilé du melon a fait place au peloton, les spectateurs ont ainsi pu profiter de notre chanson !

Ciné-Débat : FAUT-IL ARRETER DE MANGER DES ANIMAUX ?

L‌e Film intitulé « Faut-il arrêter de manger des animaux? » projeté au Paradiso à 18.30 le 19 juin 2022 n’a attiré qu’une douzaine de spectateurs. Nous étions peu nombreux mais ce fut un très bon moment d’échanges.

Le documentaire retrace l’histoire d’une quête personnelle et universelle : est-il toujours possible de manger des animaux en respectant leur bien-être, la planète et notre santé ?
Alors qu’il devient père pour la première fois, le journaliste d’investigation Benoît Bringer (Prix Pulitzer avec l’équipe des Panama Papers) s’interroge sur ce qu’il donne à manger à son fils. Il part enquêter aux quatre coins de la planète (Etats-Unis, Portugal, France, Suède,  Allemagne) pour révéler les terribles excès de l’élevage industriel  qui épuise la planète et menace notre santé. Il nous montre dans son film qu’il  existe une alternative à cette productivité frénétique : un élevage  qui respecte l’animal et la nature. 

Quatre intervenants étaient présents à l’issue du film :

  • Guillaume, éleveur de bovins à Vaugines dans le Luberon,
  • Marie-Christine , vétérinaire qui accompagne et conseille les éléveurs
  • Agnès du restaurant Bio’s où elle ne sert que de la nourriture végétarienne
  • Paul de AVEC pour nous parler de la part de l’élevage dans l’alimentation mondial

Le débat fut riche et animé, les intervenants maîtrisant parfaitement leur sujet et parlant en détail de leurs pratiques. Tous ont été d’accord sur le fait qu’il fallait à tout prix éviter les viandes passées par les élevages industriels où règnent le mal-être animal, qu’il était indispensable de réduire considérablement notre consommation de viande (pour notre santé, pour notre planète et pour permettre de nourrir toute l’humanité) : moins de viande mais de meilleure qualité,  des viandes dont on connait les producteurs et la manière dont ils élèvent et nourrissent les animaux. Et, par conséquent,  accepter d’en payer un prix à mesure de sa qualité.

A travers les témoignages de Guillaume et de Marie-Christine, nous avons compris combien cette vie de paysan-éleveur pouvait se pratiquer en harmonie avec le milieu et avec les animaux. Nous avons aussi appris que des firmes multinationales finançaient le véganisme en vue de préparer la population à l’acceptation de la fabrication de “viande cellulaire”.  La réflexion s’est élargie à des questions plus vastes : celle de la place de la science et des techniques mobilisées dans l’objectif de produire toujours plus et d’amasser toujours plus de profit, celle de notre rapport de domination et non de coopération avec la nature, celle du rapport de nos sociétés à la mort. Une soirée riche de contacts et de réflexions. Merci aux intervenants et à tous ceux de l’association qui ont œuvré à cette réussite.

Trail Runner à Cavaillon : le Relais Utile

Lundi 6 juin, AVEC a accueilli les coureurs de Trail Runner Foundation, partis de Marseille le 4 juin pour arriver à Lyon le 11 juin. Une vingtaine de bénévoles de tous âges, mobilisés par l’association, les ont rejoints au Parc du Grenouillet pour cette étape du Relais Utile.

Le principe du Relais Utile : se relayer chaque année sur une semaine de ville en ville afin de terminer la course à Paris en 2024. Lors de chaque relais, la mission des coureurs est de ramasser les déchets qu’ils trouvent sur leurs chemins.

Un premier groupe a réalisé une boucle dans la colline St Jacques en partant de l’Office de Tourisme, un second a concentré ses efforts au Parc du Grenouillet. La récolte fut (malheureusement) fructueuse avec un grand nombre de mégots au Parc et de nombreuses bouteilles en verre dans la colline.

Point très positif : la rencontre avec une autre association mobilisée pour la planète a été très riche et enthousiasmante. Elle conforte notre envie de nouer des liens et organiser des actions avec d’autres associations. Un grand merci à l’équipe de TRF pour leur énergie et leur bonne humeur !

Retour en image sur ces moments :

Trail Runner Foundation est née sur un constat : notre planète est un terrain de jeu merveilleux pour nos trails, treks, randonnées, footings du dimanche, ou simples promenades. Et trop souvent la vision d’un déchet vient perturber cette belle harmonie. Trail Runner Foundation est une association d’intérêt général créée en 2013 dans les Pyrénées, et agréée 1% for the Planet. Aujourd’hui, TRF est forte de plus de 850 adhérents, de 85 courses adhérentes et de milliers de soutiens. L’association a été créée pour sensibiliser le plus grand nombre à la protection de la nature dans le cadre de la pratique du sport Outdoor. Bien avant que n’apparaisse le terme de « plogging », TRF était née, avec une devise : Courir utile !

https://www.trailrunnerfoundation.com/

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