La lutte contre la ZAC des Hauts Banquets dans la presse

Un bel article est paru dans La Provence ce jeudi 2 février. Avec un encart en première page que personne ne pourra ignorer !

Plus que jamais, la lutte contre les projets écocides est essentielle. Préservation de la Biodiversité gravement en déclin, lutte contre le réchauffement climatique, sécurité alimentaire, prévention des inondations, qualité de l’air… Les raisons de s’opposer à la bétonisation de ces terres agricoles ne manquent pas.

Pour prendre part à l’aventure, vous pouvez participer à l’appel aux dons qui est toujours d’actualité : Faire un don. Nous remercions d’ores et déjà les 33 premiers donateurs ! Vous pouvez aussi nous rejoindre lors de la réunion publique qui est prévue samedi 4 février à 10h, à Cheval-Blanc (salle Marie Mauron).

Nous sommes la Terre qui se défend !

Nous remercions Cyrielle Granier pour la mise en lumière de cette lutte-marathon.

ZAC des Hauts Banquets : appel à dons

Cavaillon implante la ZAC des Hauts Banquets sur une surface de 46 ha dans la plaine agricole au sud de la ville. La ZAC comprend 10 lots. Le permis du lot A, le plus important, a été accordé le 8/07/2022.

Grâce à vos dons nous avons déjà porté des recours contre ce projet qui fragilise toujours plus l’autonomie alimentaire de notre département estimé à moins de 15%…

Dans un monde où l’approvisionnement en énergie de notre société sera de plus en plus contraint, est-ce pertinent de miser sur la logistique et la mondialisation ?

Nous voulons maintenant déposer un recours supplémentaire contre l’arrêté pris par la commune de Cavaillon, et son maire Monsieur Gérard Daudet, accordant un permis de construire pour la construction d’un entrepôt logistique sur le lot A pour une surface de plancher de 41.114 m2, soit plus de 4 ha…

STOPPONS CE PROJET ECOCIDE !

Propulsé par HelloAsso

Cette phase de chantier n’est que la première d’une extension d’artificialisation de 170 ha environ sur la commune de Cavaillon.  

Le changement climatique est en cours. L’été fut caniculaire, l’un des plus chauds jamais enregistré.

Quasiment toute la France était en situation de sécheresse, celle de la Provence était dramatique, presque tout le Vaucluse était en alerte renforcée.

Les forêts ont brûlé en Provence, Drôme, dans le Jura, les Vosges, en Ardèche, Gironde,… contribuant à aggraver la disparition de la biodiversité, à augmenter les gaz à effet de serre.

Cet entrepôt logistique va générer la circulation de centaines de camions par jour qui accélérera le changement climatique et contribuera à la pollution.

Le bétonnage de terres agricoles augmente les gaz à effet de serre, diminue le potentiel agricole de Cavaillon, détruit la nature incapable de résister face à ces multiples agressions, détruit des sols capables de conserver de l’eau, augmente les phénomènes de ruissellement. De plus ces terres sont irrigables par gravité sans mobilisation d’énergie.

La construction en plaine de Durance réduit les zones d’expansion de la rivière et aggrave les risques d’inondations.

Par ailleurs, contrairement à ce qu’assène le maire de Cavaillon, cette plateforme va créer peu d’emplois.  Des emplois qui seront surtout précaires, non valorisants et à la merci de la robotisation.

DESTRUCTION DES TERRES, BETON ET CAMIONS, CA SUFFIT !

Face à ce déni de démocratie, face à ce projet désastreux pour le climat, la nature et les Cavaillonnais.ses, nous avons besoin de vous pour financer les honoraires, 4000 euros, de notre avocat qui se chargera, avec notre aide, des recours contre le permis de l’entrepôt logistique du lot A et son exploitation.

Lors des enquêtes publiques portant sur la création de la ZAC, sur la demande de permis de construire du lot A et son autorisation d’exploitation, de nombreux citoyens ont donné des avis défavorables aux projets.

Le collectif « Sauvons nos terres 84 » est composé d’associations (AEQV Cheval-Blanc, AVEC Cavaillon, Confédération Paysanne 84, France Nature Environnement 84, Luberon Nature,…), de citoyens et de citoyennes qui ont décidé de se mobiliser contre ces projets qui détruisent le vivant dans leur environnement. Pour ce combat, nous avons besoin de tout le monde. D’avance un énorme merci.

Mobilisation contre la ZAC des Hauts Banquets

Les travaux d’aménagement de la ZAC des Hauts Banquets ont commencé. Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté notre recours. Mais la mobilisation contre la ZAC des Hauts Banquets continue, plus que jamais : les tractages ont commencé, la rencontre des riverains aussi et la pression sur les élus s’intensifie. A un peu plus d’un mois de l’annonce de l’arrivée de « RAJAMAZON » sur les terres cavaillonnaises , nous voulons faire de ce dernier mois de l’année, le mois de l’information au grand public … et aux élus !! 

C’est toute une logique productiviste qui est à l’œuvre : produire plus, transporter plus, consommer plus… en portant atteinte à l’eau, aux sols, à l’air, à la biodiversité et à la qualité de vie des habitants. L’augmentation du risque et de l’intensité des inondations pour la ville de Cavaillon, en aval de la ZAC, est considérable.

Dans cette logique écocide, d’autres projets sont en cours d’élaboration au-delà de la ZAC des Hauts Banquets. C’est pourquoi il est essentiel d’informer la population et d’élargir maintenant l’opposition à cette logique destructrice et totalement inadaptée face aux dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité.

Les associations locales, réunies dans le collectif Sauvons nos terres 84, sont pleinement investies dans cette lutte, mais cette mobilisation doit être amplifiée, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés.

Comment participer ?

  • Des distributions de tracts sont prévues, vous pouvez rejoindre une équipe de tractage aux dates et lieux ci-dessous :
DatesHeuresLieux
Lundi 5 décembre9hMarché de Cavaillon
Jeudi 8 décembre16h45MIN de Cavaillon
Vendredi 9 décembre17hMarché de Noël Cavaillon
Dimanche 11 décembreà préciserEcotrail de Cavaillon (lieu à préciser)
Lundi 12 décembre9hMarché de Cavaillon
Dimanche 19 décembre16hMarché de Noël Cheval-Banc (Canebière)
Lundi 19 décembre9hMarché de Cavaillon
  • Deux manifestations sont organisées (plus de détails ultérieurement) :

Jeudi 8 décembre 16h45 au MIN de Cavaillon lors du Conseil Communautaire LMV

Dimanche 11 décembre vers 11h devant Mairie de Cavaillon, pour l’arrivée de l’écotrail de Cavaillon (1000 participants)

Le Partage de l’eau, un sujet qui mobilise

Un public nombreux – la salle du Fémina était remplie – a assisté à la projection du film « Le partage de l’eau » d’Éric Blanco, organisée par l’association Avec en partenariat avec SOS Durance Vivante dimanche 27 novembre à Cavaillon.

Ce documentaire très vivant nous a tous renvoyé au rapport sensible que nous avons avec l’eau et nous a montré des figures attachantes qui, autour de l’Argens, prennent soin de cette rivière et de ses eaux de manière solidaire.

Éric Blanco, le réalisateur, nous a dit tout le plaisir qu’il a eu de réaliser ce film avec ces acteurs passionnés. Cédric Proust et Magali Janeux, du Parc du Luberon, ont apporté des informations précises sur la situation du Coulon-Calavon et sur le rôle de la Commission locale de l’eau pour créer cette solidarité autour de ce bien commun qu’est la rivière. Françoise Sinoir et Pierre Follet, de SOS Durance Vivante, ont insisté sur la nécessité de redonner vie à une Durance bien malmenée en restaurant sa continuité écologique. Ils ont évoqué une idée qui, dans le cadre des menaces qui pèsent partout sur la biodiversité, consiste à donner une personnalité juridique à des milieux à défendre, ce qui est déjà le cas pour certaines rivières en France et dans le monde. 

Venues de la salle, les questions du public attentif et curieux croisaient les points abordés par le film dans un débat qui aurait pu se prolonger et qui fut un peu court aux yeux de tous. Heureusement, les discussions ont pu se poursuivre autour d’un apéro. Mais mille questions restent en suspens. Et nous nous sommes quittés avec l’idée qu’il faut continuer à agir ensemble dans une démarche citoyenne et partagée pour protéger le bien commun que sont nos rivières et plus largement l’eau qui est source de vie.  

Merci au journaliste de La Provence pour l’article paru le 5 décembre !

Vers le zéro déchet : journée couture !

Partage, échange de savoir-faire, bonne humeur, toutes générations confondues !

Un premier atelier couture Zéro Déchet s’est tenu ce dimanche 2 octobre à la salle Bouscarle, à Cavaillon. D’autres ateliers suivront, c’est certain !

Notre équipe de petites mains plus ou moins expérimentées a confectionné une quarantaine de sacs à pains qui seront mis en vente à prix libre dans les boulangeries partenaires. Dans un premier temps, ils seront disponibles dans trois boulangeries, un deuxième atelier sera organisé prochainement.

Pour aller au bout de la démarche zéro déchet, les sacs ont été cousus dans du tissu de récupération. Une deuxième vie pour des draps, rideaux, vêtements et paires de lacets ! Au-delà de la fabrication de sacs, la journée a été riche de belles rencontres et de partage. Tout le monde sait maintenant faire une couture « à l’anglaise » ! Parfaitement imparfaits, chaque sac est unique et, on l’espère, fera le bonheur de quelqu’un.

Merci aux bénévoles mobilisé.e.s pour l’occasion !

Pourquoi confectionner des sacs à pain ? La réponse dans cet article.

Soyons « Irréductibles » !

Un Ciné-débat stimulant le dimanche 2 octobre organisé par AVEC et Au Maquis.

Un public nombreux (la salle était quasiment pleine), a assisté au documentaire Irreductibles d’Olivier Dubuquoy au cinéma Paradiso.

Ce film très tonique relate des luttes réussies menées par des hommes et des femmes qui se sont opposé.e.s à des projets écocides décidés sans leur consentement et qui détruisaient leur cadre de vie. Du Morvan à la Bretagne, de la Corse à la Normandie ou au Larzac, des témoignages très forts montraient combien les combats menés collectivement ont demandé audace et imagination et ont offert moments forts de solidarité. Il a aussi été question de la lutte menée de manière non violente pour s’opposer au sommet du pétrole off shore à Pau.

Dans ce documentaire, Olivier Dubuquoy, très engagé lui-même dans la protection en particulier des océans, s’est aussi appuyé sur le témoignage émouvant d’Edgar Morin expliquant pourquoi il était entré en résistance, et sur celui de José Bové faisant le lien entre les moyens utilisés dans les luttes menées et la société que l’on veut construire.

Olivier, Caroline, Catherine, Solinne, Paul et Eric

Un débat très riche a suivi ce film. Olivier, le réalisateur, nous a expliqué qu’à travers ce documentaire, il souhaitait que les jeunes générations se souviennent de luttes menées et réussies dans le passé et puissent y puiser la détermination pour s’opposer aux projets écocides qui poursuivent aujourd’hui la destruction du vivant. Il a présenté son propre engagement dans ce combat. Ensuite, Eric, venus de Fournès dans le Gard, nous raconté comment le collectif Adere avait réussi à s’opposer à l’implantation d’Amazon tout près du Pont du Gard. Catherine a expliqué quant à elle comment les habitants de Velleron, organisés en collectif avec l’appui de la municipalité, s’opposaient à la construction d’un lotissement privé démesuré à la Grande Bastide, un site de grande valeur écologique. Enfin Solinne a présenté, au nom de Sauvons Nos terres 84, la situation de la Zac des Hauts banquets à Cavaillon. Même si les terrassements sont en cours et qu’un permis de construire a déjà été accordé à une entreprise de logistique (Raja) pour un entrepôt de 40 000m2, des recours juridiques ont été déposés, rien n’est encore perdu et il faut amplifier et élargir la lutte. Comme l’a très justement dit Solinne, tant que le projet n’est pas plus avancé, nous pourrons encore y semer des graines. Le collectif s’y emploie et va faire des propositions en sens. Enfin, ce ciné-débat étant coorganisé avec Au Maquis dans le cadre du festival de l’alimentation VIVANTE en Durance Luberon (67 évènements au programme du 15 octobre au 30 octobre), la parole a été donnée à Caroline qui nous a présenté deux actions majeures d’Au Maquis, la Commune ferme et la Sécurité Sociale de l’Alimentation.

Cette soirée s’est terminée par un apéritif convivial offert par AVEC et Biocoop, moment très riche d’échanges informels, prolongés pour certains tard dans la nuit par des discussions avec Olivier.

En bref, une soirée qui a fait du bien et a redonné de l’énergie, des idées et de nouvelles relations militantes à beaucoup.

La Vélorution : pourquoi ? Comment ?

« Libérez les cyclistes, enfermés dans les voitures ! »

La Vélorution est un mouvement international qui cherche à encourager la population à se libérer de l’emprise des transports polluants dans les déplacements quotidiens.

Toutes les Vélorutions ont en commun de promouvoir l’utilisation du vélo comme un moyen de déplacement, de dénoncer les politiques gouvernementales, régionales et municipales en faveur de l’auto-moto, de reprendre la rue à vélo, avec en particulier une manifestation, la plupart du temps mensuelle, et tout autre type d’action en faveur du vélo.

Pourquoi enfourcher sa bicyclette ?

La Vélorution, c’est viser la pratique du vélo comme moyen de déplacement pour une ville plus conviviale, une meilleure santé, un air plus sain, des économies, un climat stabilisé… La liste est longue !

Le vélo, c’est moins mais mieux : un essentiel de la sobriété heureuse !

« Bientôt plus de pétrole, préparez vos guiboles ! »

Sur une planète qui a, forcément, des limites, il est impossible que les ressources soient infinies. Le pic pétrolier est déjà passé, et la solution de la voiture électrique ne peut pas être envisagée comme une simple substitution, les ressources minières et énergétiques nécessaires n’étant pas, elles non plus, illimitées. La plupart des déplacements réalisés en voiture sont courts (moins de 5km), et pourraient, si les infrastructures le permettaient, être, pour la plupart, faits à vélo.

Les émissions de gaz à effet de serre d’un cycliste sont… nulles ! Même en prenant en compte l’impact de la fabrication du vélo, la comparaison est sans appel. Cet outil permet de calculer l’émission carbone de vos trajets : calcul-emissions-carbone. Pour rappel, le secteur des transports est le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en France et le dernier rapport du GIEC, ainsi que les canicules et sécheresses à répétition, sont sans appel : il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions si nous voulons limiter le dérèglement climatique et ses conséquences dramatiques.

Par ailleurs, selon Santé publique France, dans notre pays la pollution de l’air par les particules fines serait en moyenne responsable d’une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus. Chaque année, près de 40 000 décès peuvent lui être attribués.

Et pour finir, les coûts économiques de la pollution atmosphérique sur la santé étaient estimés en 2010 à environ 1 700 milliards de dollars dans les pays de l’OCDE, et rien qu’en France, les coûts directs et indirects, à 100 milliards d’euros par an. L’argument économique en faveur de la voiture ne tient pas.

« Une seule solution, c’est la Vélorution ! »

Et la Vélorution, à Cavaillon ?

Chaque premier samedi du mois, nous défilons joyeusement et en musique dans les rues de Cavaillon. Novice ou confirmé, tout le monde est bienvenu ! Pour vérifier l’horaire de départ, nous vous invitons à consulter la page facebook de l’association, sur laquelle est systématiquement publié un rappel.

Le cercle vélo se réuni régulièrement pour réfléchir à des solutions concrètes et les proposer à la commune. Si vous souhaitez vous joindre à ce groupe, adressez-nous un mail : contact@avececologiecavaillon.fr

Tous à vélo !

Pour aller plus loin : le site de BonPote détaille tous les arguments ci-dessus et bien d’autres. Lisez ces quelques articles, et vous serez incollables sur le sujet !